Firearms - Le Rechargement Des Cartouches Métalliques, By L (Release, Please)
avant-propos
Le temps est depuis longtemps révolu où le tireur et l'amateur d'armes pouvaient librement s'approvisionner auprès d'un réseau dense de professionnels, diffusant une gamme quasi illimitée de munitions de tous calibres, de toutes marques et de toutes origines.
Les impératifs économiques, le terrorisme pseudo-philosophique du « politiquement correct », la démagogie des politiciens ont eu raison de tout cela. L'amateur d'armes, hier encore respecté en tant que Défenseur de la Liberté, doit savoir aujourd'hui se faire discret pour survivre. Montré du doigt par des médias aux motivations plus que douteuses, cible favorite des politiciens de tous bords en mal de démagogie électorale, jalousé par des fonctionnaires soucieux de conforter leurs privilèges en restant seuls habilités à détenir le signe le plus évident du pouvoir, l'amateur d'armes est aujourd'hui rabaissé, traqué, fliqué, quand il n'est pas tenu pour responsable d'une délinquance qu'il est pourtant le premier à redouter, ou plus perfidement encore taxé d'impuissance par quelques soi-disant « psys » à la mode, qui sont apparemment les premiers à projeter sur autrui leurs propres problèmes.
En dépit de toutes ces attaques et de ces vicissitudes, la race a cependant survécu. Il est même à peu près prévisible que, par un phénomène de retour de balancier bien connu des sociologues, elle en vienne à prospérer à nouveau dans un avenir pas si lointain. C'est alors que ressortiront une fois de plus, et comme par enchantement, une foule de pièces d'origines aussi diverses que variées, que le prurit législatif de nos dirigeants était censé avoir éradiquées. N'oublions jamais que nos pères ont affronté bien d'autres périls pour pouvoir nous léguer ce que nous admirons aujourd'hui ; et que le fusil Gras ou le splendide express de chez Holland et Holland qui trône fièrement dans certaines vitrines aurait pu justifier à d'autres époques l'envoi de son propriétaire au bagne, voire au poteau d'exécution.
Quoiqu'il en soit, faire vivre notre patrimoine arquebusier est devenu une gageure, vouloir le préserver et prétendre le léguer à la postérité une tare. A quand la « cible jaune » cousue sur la poitrine pour nous désigner sans équivoque à la haine des bien-pensants ?
Nous avons en commun une passion, ce qui implique étymologiquement la notion de souffrance. N'en ayons pas honte, vivons-la pleinement, assumons-la et montrons-nous à la hauteur de nos ancêtres. Aucun véritable amateur de voitures anciennes ne supporterait de voir sa Delahaye reléguée au fin fond du garage. De la même manière, aucun véritable amoureux des armes n'admettra sans regret de voir la 7X64 paternelle condamnée par les modernes et vertueux iconoclastes à un silence définitif.
Le rechargement constitue une des solutions à ces problèmes. Pour qui possède un minimum de compétences manuelles et dispose d'un peu de temps libre, il présente une foule d'attraits aussi multiples que variés :
*Réalisation d'économies substantielles sur le prix de revient de la munition ;
*Possibilité d'échapper aux formalités et aux tracasseries liées à leur achat et au renouvellement des stocks ;
*Possibilité de se procurer des cartouches de calibres rares ou obsolètes ;
*Possibilité d'adapter strictement charges et projectiles aux particularités de son arme;
*Enfin, cerise sur le gâteau, marier les composants selon des combinaisons inédites en manufacture, de sorte d'optimiser largement les performances de son arme en adaptant rigoureusement son approvisionnement aux besoins spécifiques.


